Interview de Charlotte, ingénieur en sureté nucléaire

24 Avril 2018
Charlotte
Passionnée par le secteur du nucléaire, Charlotte nous présente son parcours.

Charlotte tu es ingénieure en sûreté nucléaire chez AUSY depuis janvier 2015, peux-tu nous présenter ton parcours ?

Issue d’un cursus universitaire en Licence de chimie puis d’un Master Contrôle de l’environnement industriel à Caen, j’ai réalisé un stage dans le secteur du nucléaire au cours de mon cursus. Cette première expérience m’a plu, j’ai donc décidé de poursuivre dans cette voie.  J’ai alors intégré une entreprise de prestations intellectuelles en tant qu’ingénieur en sûreté nucléaire. J’y ai réalisé une prestation sur le projet post Fukushima.

Pourquoi t’es-tu dirigée vers la sûreté nucléaire ? Qu’est-ce qui t’a attiré dans ce secteur d’activité ?

J’ai été attiré par le secteur du nucléaire pour deux raisons majeures. Le nucléaire est un secteur porteur et mon diplôme était parfaitement adapté à ce milieu. Par ailleurs c’est un domaine qui demande certes des connaissances mais qui demande également des qualités personnelles qui me correspondent comme la rigueur, l’esprit de synthèse ou la curiosité.

Je n’envisage pas de reconversion car je peux développer constamment mes connaissances, travailler sur des missions variées et des évolutions de carrière sont possibles.

A quoi correspond ton métier ?

C’est un métier de fonction transverse. Selon les projets sur lesquels je travaille mes fonctions peuvent être variées. Cela peut consister à réaliser un suivi d’action, à rédiger un rapport de sûreté, à mettre à jour un document ou encore soutenir un client.

De manière plus fréquente, il s’agit d’examiner les risques potentiels rencontrés sous certaines conditions et de définir les moyens de prévention associés ainsi que les solutions de remédiation, le cas échéant.  Lors de ce type d’études, des interactions avec les différents métiers sont nécessaires.

Quelles sont tes expériences professionnelles à ce jour ?

Après ma mission sur le projet post Fukushima, j’ai rejoint AUSY. Je savais qu’AUSY avait un contrat cadre avec Areva et des missions à Cherbourg j’ai donc décidé d’envoyer ma candidature. Je souhaitais rester dans la région, je voulais donc une entreprise capable de me garantir une mission de long terme. Depuis mon arrivée AUSY a su me proposer trois missions. J’ai débuté chez Areva (actuel Orano) puis j’ai travaillé pour Naval Group (anciennement DCNS) durant un an et demi. Depuis janvier 2017 je suis de retour chez Orano et je travaille sur deux projets : ESPN (Equipements Sous Pression Nucléaire) et NCPF (Nouvelle Concentration Produits de Fission).

Quelles sont tes missions ? Quelles compétences y développes-tu ?

Depuis maintenant 5 ans en tant qu’ingénieur en sûreté mes missions ont été variées :

  • rédaction d’analyse de sûreté en phase travaux, de rapport de sécurité,
  • rédaction de dossier d’option de sûreté,
  • suivi règlementaire d’équipements,
  • suivi d’action,
  • soutien au client,
  • vérification de la production des membres de mon équipe (sur le même projet que moi ou non), ceci permet de développer ses compétences et terme de relecture mais également de ne pas se cantonner à un seul projet.

Mes compétences techniques dans divers domaines tels que l’électricité, la ventilation, le procédé sont en constante évolution. Mes capacités rédactionnelles et de synthèse sont également sollicitées au quotidien. Enfin mes compétences personnelles telles que la communication (au sein de l’équipe et avec le client), l’adaptabilité (face aux différents clients et aux différentes manières de travailler) l’esprit d’équipe et l’auto gestion se développent de jour en jour.

Des conseils aux futur(e)s ingénieur(e)s ?

S’impliquer, poser des questions (aucune n’est bête surtout lorsque l’on débute), échanger avec son équipe, faire preuve de motivation, être honnête (lorsqu’on ne sait pas il ne faut pas le cacher, le dire et chercher la réponse).

Ne pas avoir peur de venir à Cherbourg, on y est bien une fois qu’on y est ! Il suffit de s’impliquer un peu dans la vie locale. C’est comme le Nord, on pleure en arrivant (sauf moi !) et en partant !