La modélisation, un référentiel collaboratif

19 Août 2020
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AUSY accompagne ses clients dans leurs projets d’automatisation des tests fonctionnels. L’objectif est simple : gagner du temps en étant plus rapide, tout en favorisant l’amélioration de la qualité et de l’efficacité des solutions proposées, de façon à répondre à un time-to-market de plus en plus réduit et aux exigences du marché. Pour supporter et préparer de façon optimale l’automatisation des tests, AUSY a développé une approche spécifique reposant sur le concept de modélisation.

Qu’est-ce que c’est ?

La modélisation est une méthode collaborative, qui permet de représenter visuellement et rapidement les processus métier grâce à un vocabulaire commun. Lorsque différents acteurs travaillent sur un projet dans un environnement SAFe, DevOps ou Agile, des barrières se dressent entre eux, qui ralentissent l’avancée du projet. En effet, les développeurs n’utilisent pas le même vocabulaire que les testeurs, qui n’utilisent pas le même que les MOA, qui n’utilisent pas le même que les autres métiers.

AUSY répond à cette problématique en s’appuyant sur la norme BPMN (Business Process Model Notation). Cette notation visuelle standardisée permet un partage des informations de manière rapide, fluide, et compréhensible, car chaque acteur a le même niveau d’information visuel. Il en découle donc un gain de temps important.

La modélisation permet aux différentes équipes d’avoir une vue globale et de rapidement établir un état des lieux, tout en ayant une bonne visibilité sur les évolutions ou modifications futures et les impacts qui en découlent.

Ainsi, l’ensemble d’un train SAFe, ou ensemble applicatif, a une parfaite compréhension des processus et maitrise les parcours utilisateurs.

Avant d’aller plus loin, intéressons-nous plus en détails à la norme BPMN, sur laquelle s’appuie la modélisation. AUSY vous donne quelques bonnes pratiques à respecter pour utiliser au mieux cette norme.

 

L’utilisation du BPMN, un outil indispensable pour modéliser les processus métier

Nous pouvons définir le BPMN comme étant un ensemble d’éléments graphiques (Vous trouverez ci-dessous leur légende et description) standardisés permettant de représenter des processus métier qui peuvent se caractériser de la façon suivante : Évènements + Activité(s) + flux de séquences

 

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Légende et description des éléments graphique de la norme BPMN
 
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Les éléments du BPMN peuvent être classés dans différentes catégories :

 

  • Pool

Le pool est un conteneur dans lequel nous retrouvons des lanes. Il représente les « frontières » d’un processus. Toutes les tâches se déroulent à l’intérieur du pool. Seuls les flux de message peuvent sortir d’un pool pour aller vers un autre pool.

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  • Lane

AUSY recommande l’utilisation de 3 lanes pour une modélisation optimale. Ce sont des « couloirs » qui représentent les acteurs, les systèmes et les activités à l’intérieur du pool. Les flux d’activité peuvent traverser les couloirs pour représenter l’enchaînement des tâches entre les différents acteurs d’un processus.

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     1. La première lane est dédiée à la représentation des différents acteurs du processus. On y représente les entrées, sorties et étapes intermédiaires relatives à tous les parcours utilisateurs.

     2. La seconde lane est dédiée aux activités et aux actions utilisateurs. On y représente les chemins et parcours utilisateurs à travers les processus, les branchements et flux. On différencie un chemin d’un parcours utilisateur de la façon suivante :

  • Les chemins utilisateurs : on entend par là une entrée, la réalisation d’actions spécifiques, et une sortie.

 

 

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  • Les parcours utilisateurs : qui sont un enchainement de plusieurs chemins. Ils sont représentés en bleu sur l’exemple ci-dessous. Le parcours peut comprendre plusieurs entrée, activités et sorties correspondant à un ensemble d’actions utilisateurs.

 

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On retrouve également dans cette lane les processus (actions utilisateurs) et sous processus (quand l’action utilisateur est assez complexe, on détaillera à l’intérieur d’un autre diagramme les différents enchainements. L’objectif est de clarifier et faciliter la compréhension de la modélisation). Vous noterez également la présence des différents types de choix : induits (qui représentent des règles de gestion) ou à l’initiative de l’utilisateur (décision de ce dernier de réaliser une action spécifique ou non).

 

     3. La troisième lane est appelée « Systèmes ». Y sont présentes les applications utilisées, qui sont représentées par des rectangles de couleur. Chaque application est associée à un parcours ou un processus. Visuellement, il est très facile de déterminer quels sont les différents acteurs qui interviennent sur le processus, ainsi que le niveau exact sur lequel ils sont impliqués.

 

Pour conclure cette parenthèse sur le BPMN, voici les bonnes pratiques que nous vous recommandons de suivre pour mener à bien votre modélisation.

Dans un premier temps, nous vous conseillons de présenter votre processus de gauche à droite, afin de mettre en évidence son déroulement chronologique, et permettre une meilleure compréhension. Ce dernier doit toujours répondre à 3 obligations : Débuter par un évènement déclencheur ; passer par des résultats/actions intermédiaires ; et se terminer par un évènement de fin (dans le cadre d’un chemin utilisateur) ou plusieurs évènements de fin (dans le cadre d’un parcours utilisateur). Pensez à utiliser des règles de nommage homogènes (verbe ou nom commun) pour décrire chaque élément du processus. De plus, il est recommandé de faire apparaître l’emplacement des choix qui sont demandés pour poursuivre le processus ainsi que les données échangées lors de ces choix, lors de chaque prise de décision Il est également important d’assigner des acteurs aux activités représentées. Par exemple, pour une demande de validation, de la part d’un demandeur, il faudra définir qui est l’utilisateur, et qui est le valideur.

Enfin, pour garder une traçabilité des différentes actions entreprises, tout en favorisant la visibilité et la clarté de la modélisation, pensez à annoter le modèle avec des commentaires et des légendes pour faire apparaître les hypothèses qui ont été faîtes.

 

La démarche d’accompagnement d’AUSY

La valeur ajoutée d’AUSY résulte dans sa capacité à accompagner ses clients tout au long de leur démarche de transformation digitale et d’automatisation de leurs tests fonctionnels. Pour cela, nous nous appuyons sur le savoir-faire et les compétences de nos coachs test qui forment les équipes internes sur les bonnes pratiques de modélisation, de stratégie de test et d’automatisation des tests. L’objectif, à terme, est d’amener les équipes internes vers une autonomie totale tout en leur apportant un gain de temps conséquent et les clés pour améliorer de manière significative l’efficacité et la qualité de leurs solutions. Au démarrage du projet, les équipes AUSY présentent la norme BPMN et ses bienfaits. Puis, par la suite, la modélisation est réalisée sous la forme d’ateliers, animés par nos coachs test et des sachants (n’importe quel acteur du projet qui a une bonne connaissance d’une partie du processus à modéliser). 

Pour mener à bien cette étape, nous recommandons l’utilisation de quatre outils distincts :

  • Draw.io. Nous recommandons cet outil pour sa simplicité d’utilisation, son prix, ainsi que son intégration possible à Jira. De plus, il contient déjà des modèles de BPMN.
  • Entreprise Architect est un outil extrêmement complet pour toutes formes de modélisation. Nous utilisons cet outil comme une plateforme sur laquelle échanger les fichiers ou méthodes autour des divers ateliers avec le client.  
  • Enfin, Yest, combiné avec Jira, permet de faciliter les interactions entre le métier et les équipes de test. Yest permet au PO ou Business Analyst de créer les parcours de tests depuis Jira, puis sera étoffé dans Yest par un testeur qui lui, valorisera les jeux de données, et rajoutera les contrôles nécessaires. Yest permettra de créer le canevas du test automatique au travers de keywords, déjà existant ou à développer, et alors exécuter les tests automatiques.

 

Les avantages de la modélisation pour les différents acteurs d’un projet

Comme nous l’avons déjà vu au préalable, la modélisation permet à l’ensemble des acteurs d’un ensemble applicatif d’avoir une vue transverse du projet et de voir toutes les interactions entre les différents systèmes internes et externes. Elle permet également une montée en compétence rapide des nouveaux arrivants, grâce à la simplicité de lecture et de compréhension du projet qu’elle offre. Enfin, elle offre des avantages et un gain de temps conséquent aux différents acteurs, que nous vous détaillons ci-dessous.

 

Les avantages pour les Project Managers

Grace à la flexibilité et l’adaptabilité qu’offre la modélisation, Les PM vont pouvoir s’appuyer sur la modélisation originale, et rajouter les éléments nécessaires (nouvelles fonctionnalités, nouveaux processus, …) à la préparation d’un nouvel incrément.  La modélisation leur permet de visualiser l’impact de l’ajout, la modification ou la suppression de ces fonctionnalités. Les PM peuvent facilement identifier et contrôler les tailles des features, afin qu’elles soient raisonnablement dimensionnées pour les équipes de développement.  

 

Les avantages pour les équipes de développement

Grâce à la modélisation, les PO (Product Owner) et les Teams auront une bonne vision de la charge de travail nécessaire et des besoins en termes d’environnement et de jeux de données, en fonction de ce qu’ils auront reçu de la part des PM. Ils vont également être en mesure d’évaluer l’impact des nouveautés sur leurs tests fonctionnels et 2 à 2 (dans un contexte SAFE).

 

Les avantages pour la vision de bout en bout

Dans le cadre de SAFe, la modélisation permet de faciliter l’élaboration de la stratégie de test d’un écosystème d’applications dont voici les principaux avantages :

 

  • Identifier rapidement et facilement les chemins critiques et nominaux. Il est ainsi possible de mettre en place une stratégie de test et de définir ceux qui doivent être réalisés manuellement ou automatiquement ainsi que les jeux de données et environnements nécessaires pour effectuer les différentes campagnes de test.
  • Réaliser un bilan et une couverture de test de façon visuelle. La modélisation offre la possibilité de mettre en surbrillance le parcours utilisateur afin d’illustrer ce qui a été couvert et réalisé avec les tests. Cela donne une vue éclairée de ce qui va être mis en production.

Ci-dessous, un exemple de bilan sous confluence, partagé avec l’ensemble des acteurs du processus. En bleu sont surlignés les parcours qui ont été testés. Cela permet de rapidement savoir si les tests effectués ont été validés ou non. Ainsi, il est facile de savoir s’il est risqué de passer à l’étape de production.L’objectif n’est pas d’avoir zéro anomalie en production, mais de garantir un niveau de criticité faibles des anomalies restantes.

 

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  • La mise à disposition de modélisation cible par les PM permet d’évaluer l’impact sur les tests de bout en bout existants, les besoins en termes d’environnement ou de jeux de données pour s’assurer d’avoir une plateforme qui aura accès aux applications nécessaires aux tests et garantir la couverture des nouvelles fonctionnalités.

 

Conclusion

Trop souvent, les entreprises se lancent pleinement dans l’automatisation de leurs tests fonctionnels, sans même avoir au préalable réalisé une étape de modélisation. En pensant gagner du temps, elles en perdent finalement en devant régler un à un les soucis qui auraient pu être évités.

En plus d’apporter une bonne compréhension du projet à l’ensemble des acteurs (et donc une meilleure communication et un gain de temps non négligeable) la modélisation permet d’identifier rapidement les anomalies, afin qu’elles soient corrigées le plus tôt possible.

De plus, cette méthode apporte une bonne visibilité sur les modifications et les évolutions du projet, et les impacts qui en découlent.

Enfin, grâce à la visualisation des parcours, la stratégie de tests se pense en efficience de tests de Non régression ce qui permet de s’assurer de la maintenabilité du référentiel de test (automatisés ou non).

Vous l’aurez compris, cette étape est indispensable pour s’assurer de l’efficacité et du bon fonctionnement de vos tests. Pour cela, AUSY met à votre disposition toute son expertise en la matière. Nos coachs test vous accompagneront pas à pas sur les bonnes pratiques à respecter, et vous donneront les clés du succès pour réussir votre modélisation.

 

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